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NUTRITION ET CANCER

Il n’existe pas d’aliment « anticancer ». En revanche, une alimentation équilibrée, associée à un mode de vie sain, peut réduire de façon significative le risque de développer certains cancers. C’est la conclusion centrale du rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), qui rappelle que la prévention nutritionnelle demeure une arme précieuse de santé publique.

La prévention nutritionnelle : une réalité

L’ANSES souligne que les cancers résultent de multiples facteurs — génétiques, environnementaux et comportementaux. Si aucun aliment ne protège à lui seul, plusieurs habitudes diminuent le risque : activité physique régulière, consommation de fruits et légumes, limitation de l’alcool et maintien d’un poids stable. À l’inverse, la viande rouge, les charcuteries, le sel et les compléments à base de bêta-carotène chez les fumeurs augmentent le risque de divers cancers, notamment colorectal, pulmonaire et gastrique. Selon le Fonds mondial de recherche contre le cancer (WCRF), jusqu’à un tiers des cancers les plus fréquents dans les pays industrialisés pourraient être évités grâce à ces mesures.

Une éducation à la santé dès le plus jeune âge

Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande de favoriser la diversité alimentaire et l’activité physique quotidienne. L’exemple de la Finlande, où des campagnes de prévention sur trente ans ont permis de réduire de 65 % la mortalité par cancer, illustre l’impact d’une stratégie collective et durable. Ces efforts doivent s’accompagner d’une sensibilisation précoce à l’importance de comportements nutritionnels protecteurs.

Le malade au cœur de la réflexion

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