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CANCERS FÉMININS

Le vrai visage des cancers féminins : au-delà des communications grand public

Chaque année, le cancer touche des milliers de femmes : environ 59 000 pour le cancer du sein, 17 000 pour le cancer du poumon, 4 700 pour le cancer de l’ovaire et 2 800 pour celui du col de l’utérus. Ces chiffres impressionnent et inquiètent, mais ils nourrissent aussi une véritable entreprise autour du dépistage et de la prévention avec des dépliants luxueux financés par de grands laboratoires pharmaceutiques. Ces campagnes promettent une meilleure prise en charge, la détection précoce et la protection, mais cachent souvent un malaise profond chez les médecins traditionnels, attachés au Serment d’Hippocrate, qui se sentent démunis face à cette médecine médiatique, tapageuse et commerciale.

Dans ces brochures, on parle souvent d’une pluralité de prises en charge thérapeutiques, de chances de survie et de guérison, mais derrière ces mots ronflants et rassurants, peu évoquent réellement la santé au sens strict, ni la guérison assurée. Le seul conseil hygiénique véritable qui revient est celui de ne pas fumer ni boire de l’alcool. Le reste est souvent une incitation à consulter, à se faire dépister au moindre symptôme et à se soumettre à un suivi médical permanent qui nourrit l’industrie médicale.

Cette démarche publicitaire met en avant des pourcentages et des promesses qui engagent surtout ceux qui les écoutent, ce qui peut parfois générer une angoisse excessive, proche d’une « nosophobie » décrite comme la peur maladive de la maladie. Par ailleurs, la promotion généralisée du vaccin contre le papillomavirus dès l’âge de 11 ans est avancée comme prévention efficace contre le cancer du col de l’utérus, mais sans qu’aucune preuve scientifique sérieuse issue d’une étude prospective, randomisée et contrôlée ne permet d’en affirmer l’efficacité absolue. Sous couvert d’une recommandation officielle, cette campagne soulève des interrogations sur sa justification et son extension prochaine aux jeunes garçons.

Ce panorama révèle une médecine moderne qui privilégie la gestion des maladies chroniques et la prévention gestionnaire plus que la guérison, avec des soins conformes aux données scientifiques mais sans garantie de guérison. Les dépliants pour le cancer féminin s’insèrent ainsi dans une grande logique commerciale et institutionnelle, largement propagée via les laboratoires, pharmacies et administrations, et s’accompagnent d’un discours largement médiatisé qui impose une vision dominante de la santé publique.

Face à cette réalité, il apparaît urgent de redonner aux médecins traditionnels leurs compétences de guérison et de replacer la santé individuelle au cœur des préoccupations, déjouant ainsi le piège d’une surmédiatisation anxiogène et d’une médecine plus commerciale que curative.

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