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AU-DESSUS DE LA MÉDECINE

En 2024, des questions fondamentales avaient émergé dans le débat public : intelligence artificielle, suicide assisté, euthanasie. (En 2026, il semble que les médias mettent un peu ces sujets de côté!) Ces problématiques, qui dépassent le cadre strictement médical, révèlent une crise profonde dans notre système de santé. La disparition progressive du médecin généraliste, conséquence de la spécialisation imposée par l’industrie pharmaceutique internationale, laisse un vide que la technologie et les législateurs peinent à combler.​

La disparition du médecin généraliste

Pendant deux millénaires, la société européenne confiait la gestion de la santé à un corps médical régi par le serment d’Hippocrate, dont les principes remontent à quatre siècles avant Jésus-Christ. Le médecin généraliste, véritable « fantassin » de la médecine, gérait une relation de confiance et de conscience avec ses patients. L’approche « tout scientifique » imposée par l’industrie pharmaceutique a spécialisé et déshumanisé les soins, faisant disparaître cette figure centrale du paysage médical.​

L’intelligence artificielle ne remplacera pas l’humain

Certains voient dans l’intelligence artificielle une solution pour remplacer le médecin. Cette technologie peut certes diriger une automobile ou répondre au téléphone, mais elle ne remplacera jamais le généraliste dans sa vocation première. L’IA peut servir d’outil précieux pour tracer des profils objectifs de patients et sécuriser leurs traitements, mais uniquement si elle reste au service du médecin. L’humain ne se met pas en algorithme.​

Le suicide assisté, un problème de société

La question du suicide assisté surgit comme conséquence directe de la déshumanisation de la médecine. Avant la disparition du généraliste, c’était lui qui accompagnait les personnes suicidaires, leur apportant charité humaine, espoir et raisons de continuer. Les personnes en détresse n’ont jamais eu besoin d’autre chose que d’humanité. Enlever la vie, hors période de guerre, a toujours relevé d’une tout autre logique que celle du soin médical. La spécialisation de la médecine a retiré aux patients ce dont ils avaient le plus besoin : l’humanité.​

L’euthanasie et la réanimation

L’euthanasie, ou « mort heureuse », pose une question complexe dans les situations de réanimation prolongée. Le cas Lambert illustre cette complexité. Dans les services de réanimation modernes, il n’y a plus de médecins au sens hippocratique du terme, seulement des spécialistes et des techniciens qui maintiennent un corps « en vie » grâce aux connaissances scientifiques pharmaceutiques. Le corps branché aux tubulures, entouré d’écrans de contrôle, n’est plus un « malade », et les techniciens ne sont plus des médecins. La médecine n’est plus concernée par ce problème, car nous ne sommes plus dans l’humain.​

Dans les années 1975-1980, les insuffisants cardio-respiratoires étaient accompagnés dans leurs derniers instants par leur généraliste. C’est une grâce de terminer sa vie chez soi, entouré de sa famille et assisté par un généraliste qui, en son âme et conscience, adoucit le passage. Il ne peut y avoir de loi pour cela, autre que le serment d’Hippocrate.​

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